Préambule.
Nous
n’avons pas ici la prétention d’aborder ce sujet en spécialistes. Notre
but est simplement de faire un lien entre la macrophotographie et la
microphotographie.
D’autres sites spécialisés en microphotographie sont disponibles.
MACROphotographie
–MICROphotographie. Quelle différence?
La
Macrophotographie.
«Il s'agit, en fait, du domaine de la photographie qui
permet de reproduire de petits objets. La macro commence normalement au
rapport 1/1».
Le macrophotographie utilise généralement
des objectifs dits «macro», parce qu’ils sont spécialement conçus pour
ce type de photographie, auxquels il ajoutera éventuellement des bagues
allonges ou soufflet.
Le plus intéressant parmi eux est
l’objectif Canon MP-E 65mm 1:2.8 qui permet des grossissements de 1 à 5
fois
Mais au fur et à mesure que le grossissement augmente,
augmentent aussi les problèmes. Ils sont de quatre ordres,
principalement: la stabilité, la mise au point, la profondeur de champ
et la luminosité.
La stabilité.
Nul
n’ignore que plus on veut augmenter le grossissement et plus le bougé de
l’appareil ou du sujet intervient. L’usage d’un pied et d’un déclencheur
souple s’impose, mais plus le sujet est petit et plus l’usage d’un pied
devient difficile.
La mise au point et la profondeur de champ.
Elles
sont également tributaires de l’augmentation du grossissement. Plus le
grossissement est important et plus la profondeur de champ est faible,
allant de quelques centimètres à quelques millimètres, voire moins. De
ce fait la mise au point est de plus en plus difficile.
La luminosité.
Plus le
sujet est petit et moins sera la quantité de lumière pénétrant dans
l’appareil photographique.
En
voulant augmenter le grossissement, on augmente la longueur du tube
objectif, éventuellement plus-bague. Des dispositifs d’éclairage
artificiel deviennent indispensables et de plus en plus difficiles à
bien diriger sur le sujet.
Tout
ceci montre que l’appareillage photographique généralement utilisé a
ses limites et que pour aller plus loin dans le monde du grossissement,
donc de la photographie de sujet de plus en plus petits, il faut passer
à une autre conception de matériel, non seulement dans le besoin en
optique mais aussi en relation sujet-appareil.
La
microphotographie.
En
réalité, la microphotographie découle de la microscopie. L’usage
d’appareils grossissants pour observer mieux des sujets de petite taille
remonte fort loin dans le temps (XVI ° siècle). L’évolution des
connaissances en optique met à notre disposition des appareils
permettant des grossissements allant de 20 à 400 dans la pratique
courante, mais pouvant aller jusqu’à 1500 fois. Il faut toutefois
remarquer que voir toujours mieux et toujours plus petit a développé une
science: la microscopie et créé des appareils permettant des
grossissements nettement supérieurs (20 000 à 30 000 fois). Inutile de
dire que ce type d’appareil n’est pas à la portée de l’amateur, même
très bien équipé.
La
microscopie étant confrontée, dès le départ, aux problèmes que rencontre
la macrophotographie, à savoir: la stabilité, la mise au point et son
corollaire, la profondeur de champ, mais aussi l’éclairage, des
recherches dans ce sens ont débuté très tôt. A cela s’ajoute un aspect,
très peu développé en photographie, celui de la vision binoculaire,
c’est-à-dire, la vision au moyen des deux yeux donnant à l’observation
une vue en relief.
La stabilité.
La
microscopie a très rapidement résolu ce problème en réunissant optique
et sujet sur un même support: le statif. Ce statif est un pied lourd
afin d’évider au maximum les vibrations. Le sujet est posé sur une
platine, sous l’optique.
L’optique.
Elle
est composée de deux parties: l’objectif et l’oculaire. Les appareils
sont monoculaires (observation par un œil) ou binoculaires (observation
par les deux yeux).
La plus
part des microscopes sont équipés de trois ou quatre objectifs ou d’un
système zoom et de deux ou trois oculaires (ou paires d’oculaires).
On
distingue souvent deux types de microscopes suivant les possibilités de
grossissement (et d’éclairage, vois plus loin): les binoculaires
stéréoscopiques dont les grossissements varient dans la plage de 10 à 40
fois et les microscopes proprement dit dont la plage de grossissement
peut aller nettement plus haut. Il est évident que les possibilités de
grossissement et l’étendue du champ de vision sont liées aux qualités de
l’optique et que le prix est considérablement influencé par la qualité
de l’optique.
La mise au point et la profondeur de champ.
Le
grossissement étant toujours important en microscopie, la mise au point
ne pouvait pas être purement manuelle. Il fallait un mécanisme de
précision permettant de varier la distance entre le sujet et l’optique.
Les vis micrométriques assurant ce mouvement déplacent, soit l’optique,
soit le sujet.
Il est
intéressant d’avoir un système de déplacements (gauche-droite et
avant-arrière) soit de la platine porte objet soit de l’optique, ce qui
facilite grandement l’observation d’un sujet dépassant le champ de
vision donné par l’optique.
La
profondeur de champ étant très faible, il sera souvent nécessaire de
prendre plusieurs vues du même sujet avec des plans de mise au point
différents et d’avoir recours à des logiciels de combinaison de photos
comme «Helicon Focus» ou « CombineZ5».
Il est
utilisé pour éclairer les sujets opaques. Certains appareils possèdent
ce type d’éclairage d’origine. Mais très souvent l’éclairage n’est pas
suffisant pour la photographie. On peut y adjoindre un éclairage
d’appoint. Il faut que celui-ci soit facilement orientable et surtout ne
chauffe pas le sujet qui pourrait se détériorer sous l’effet de la
chaleur.
L’usage
d’un éclairage par flash est souvent nécessaire, mais le réglage de
l’intensité du flash est difficile. Il faut généralement faire quelques
essais pour obtenir le bon éclairage.
Il est
intéressant de monter le flash sur un pied de table équipé d’une rotule.
Le flash sera commandé par un transmetteur.
Lorsque
le grossissement devient trop important, la distance entre le sujet et
l’objectif n’est plus que de quelques millimètres, l’éclairage par
réflexion devient difficile, voire impossible.
En
microscopie, bon nombre de sujets sont transparents ou rendus
transparents par divers traitements. A ce moment l’éclairage se place
sous le sujet lui-même posé sur une lame de verre ou entre lame et
lamelle. La lumière traverse le sujet pour pénétrer dans l’appareil
d’optique. L’éclairage est beaucoup plus intense, à l’instar d’un contre
jour. Beaucoup de microscopes ont, entre la source de lumière et le
sujet, un diaphragme permettant de régler l’intensité lumineuse. On
photographiera généralement avec des vitesses beaucoup plus élevées
qu’en éclairage par réflexion.
La
fixation de l’appareil photographique sur le microscope.
Les
fabricants de microscopes proposent souvent des caméras ou appareils
photographiques conçus pour leurs microscopes. Il existe aussi de
petites caméras, du genre webcam, qui peuvent se mettre à la place de
l’oculaire du microscope. La plupart de ces appareils se raccordent à un
poste de télévision, un magnétoscope ou autre appareil d’enregistrement.
Ce
n’est pas ce que l’amateur de microphotographie cherche. Il souhaite
utiliser son matériel photographique, le microscope étant pour lui un
objectif «très super macro».
Se pose
donc le problème de la fixation d’un appareil photographique sur le
microscope.
Ce
qu’il faut savoir dès le départ, c’est que l’appareil photographique se
placera sur le microscope après avoir enlevé l’oculaire. On se trouve
donc devant un tube sur lequel on va glisser un autre tube lui-même
portant l’appareil photographique.
Le gros
problème est la fixation de cet accessoire sur l’appareil
photographique. A notre connaissance aucune marque d’appareils
photographiques ne propose ce genre d’accessoire à leur clientèle.
Voici
cependant un accessoire de la marque «HAMA» adapté aux appareils
«CANON»